Chargement en cours
Ma sélection

Lot 30 - Prudent René Patrice Dagron (1819-1900) - Grand Ballon Captif à Vapeur de Mr. [...]

Estimation : 15 000 € / 20 000 €

Adjugé 18 750 €


Résultat avec frais

Prudent René Patrice Dagron (1819-1900)
Grand Ballon Captif à Vapeur de Mr. Henry Giffard.
Exposition Universelle de Paris, 1878.
Mise en place du ballon dans la cour du Louvre. Gonflage du ballon. Lest. Moteur et bobine d’enroulement des câbles. Cadre de charge. Nacelle et câbles. Ouvriers. Vue aérienne de Paris, de la Seine et des Tuileries. Réfectoire.
Album in-folio, reliure en demi-maroquin brun à coins, titre en lettres dorées sur le premier plat et le dos, composé de 36 épreuves sur papier albuminé et une photoglyptie contrecollées sur cartons. Crédit imprimé du photographe sur les montages en bas.
Format moyen des épreuves : 21,5 x 28 cm
L’album est accompagné d’une lettre, copie manuscrite signée par Gaston Tissandier et destinée à l’Empereur Napoléon III à propos de la demande d’emplacement pour le projet d’Henri Giffard et présentant le plan du terrain du Palais de l’Industrie ainsi qu’un article du Gaulois du 12 avril 1870.

Provenance : Galerie Texbraun, Paris.

À l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, Henri Giffard met en place dans la cour du Carrousel du Louvre un ballon gigantesque destiné à accueillir 40 à 50 passagers par vol, visiteurs, invités, hommes politiques, dignitaires.
Un fois gonflée, l’enveloppe de 25.000 mètres cube permet une ascension verticale de 500 m d’altitude au-dessus du Louvre.
Attraction-phare de l’exposition, l’aérostat réalise jusqu’à 12 ascensions par jour pour atteindre sur la période une fréquentation extrêmement importante de plus de 35.000 passagers.

Cette démonstration du ballon de Giffard marque fortement les esprits en ce début de IIIe République et fait l’objet de nombreux commentaires dans la presse.
Si les limitations du médium sont précisément en passe d’être dépassées en 1878 (mise en place d’un procédé instantané avec l’utilisation du gélatino-bromure d’argent), l’iconographie photographique de l’évènement reste rare et les épreuves de Dagron constituent un témoignage technique et historique précieux des premières décennies de l’aérostation.

« Le ballon des Tuileries a 36 mètres de diamètre et, par conséquent 113 mètres de circonférence.
Sa surface est de 4,000 mètres carrés et sa capacité de 25,000 mètres cubes.
Mettez l’une sur l’autre deux maisons à six étages, vous aurez approximativement la hauteur de cette sphère sans pareille : prenez avec une ficelle la hauteur des Invalides du pavé à l’extrémité de leur flèche, il s’en faudra de 8 mètres que la ficelle soit assez longue pour faire le tour de la sphère.
Arrimé à terre et tenant sa nacelle suspendue au-dessous de lui, prêt à partir enfin, il a son sommet à 55 mètres au-dessus de la cour des Tuileries; il dépasse de 12 mètres la colonne Vendôme et de 10 mètres l’Arc-de-Triomphe de l’étoile, et il ne s’en faut que de 11 mètres qu’il atteigne à la hauteur des tours Notre-Dame.
Sa nacelle peut contenir une cinquantaine de personnes. Il les monte à 600 mètres.
Elles y restent un quart d’heure.
Quatorze colonnes Vendôme mises l’une sur l’autre, ou treize arcs de triomphe, ou neuf tours Notre-Dame, ou sept Panthéons, ou cinq flèches des Invalides feraient un observatoire de la même hauteur.
On en revient comme on y est allé, en un instant, sans fatigue, en toute sécurité, sans avoir éprouvé seulement la sensation du vertige, sans choc ni secousse, d’un mouvement qui n’est rendu sensible à la montée que par le rapide éloignement des objets, de l’agrandissement immense de l’horizon, et par l’effet inverse à la descente.
Ce ballon-là est aux ballons ordinaires ce qu’un vaisseau est à un bateau, ce que le Greal-Eastem est à un vaisseau ».
Victor Meunier, Le Rappel, 22 juillet 1878.

Demander plus d'information

Thème : Photographies Ajouter ce thème à mes alertes