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Ma sélection

Lot 21 - Jacques STELLA (Lyon, 1596 - Paris, 1657) - L’entraînement de l’Amour - Toile. [...]

Estimation : 8 000 € / 10 000 €

Jacques STELLA (Lyon, 1596 - Paris, 1657)
L’entraînement de l’Amour
Toile.
Restaurations anciennes.
35 x 44 cm

Nous remercions Monsieur Sylvain Kesrpern d’avoir examiné de visu ce tableau et de nous avoir donné les précisions suivantes par courrier électronique le 9 juillet 2020 : « Aidant son fils Cupidon dans l’exercice au tir à l’arc, Vénus soulève son bras pour qu’il atteigne la feuille accrochée à un arbre mort, sur laquelle est dessiné un cœur. Le sujet s’inscrit dans l’iconographie des Scherzi ou de la Scuola d’amore, illustrés notamment par Odoardo Fialetti à Venise (1617) et par Pierre Scalberge à Paris (1638), traitant de l’éducation de l’Amour. Jacques Stella a abordé le thème dans une toile représentant Vénus, Vulcain et l’amour (collection particulière) signée et datée - 164., le dernier chiffre étant difficile à interpréter, dans un format différent. La pose de la déesse, strictement parallèle au plan de l’image, est proche dans notre tableau. Le profil plus fin et sévère de même que le type de l’enfant, à rapprocher, par exemple, de ceux du Jugement de Pâris d’Harford (1650), est plus tardif. Quant au paysage, il évoque, par son association de bosquets fournis et d’arbres frêles isolés ponctuant la composition, le goût propre à Stella qui se déploie, en dernier lieu, dans le Paysage au laboureur, gouache datée de 1655 (Ottawa, Musée des Beaux-Arts) et ses Pastorales, connues par des peintures et des dessins et, pour l’ensemble, par les gravures de sa nièce Claudine Bouzonnet Stella.

On connaît une autre version de notre composition en hauteur, copie probable associée comme pendant à une Vénus proposant un fruit à Cupidon, dans lesquelles la déesse n’est pas vêtue de la tunique blanche, comme dans Vénus, Vulcain et l’amour, d’ailleurs. Le drapé, tout à fait dans l’esprit de Stella pour le manteau bleu, est moins consistant pour le blanc, qui pourrait donc être un repeint de pudeur. Un troisième sujet montrant Cupidon taillant son arc sous les conseils de sa mère, connu par une probable copie, s’intègrerait volontiers dans une suite comparable à celle de Fialetti et de Scalberge. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec L’histoire de Vénus et Cupidon ou Les jeux de Vénus et Cupidon en douze petits tableaux d’un pied sur un et demi, format comparable à notre peinture, que Claudine, dans son testament et inventaire de 1697, mentionne dans un petit local caché derrière une tapisserie. La haute qualité de notre peinture pourrait donc en faire le premier élément retrouvé d’un ensemble disparu depuis des siècles, plaçant Stella dans un registre pour lequel il est encore peu réputé, même si on peut en rapprocher sa suite dessinée, en 52 sujets, des Jeux d’enfants, gravée par sa nièce, Couvay et François de Poilly. »

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