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Lot 42 - Broche « Luckenbooth » en argent sertie d’agates et de jaspes, formée de deux [...]

Estimation : 200 € / 300 €

Broche « Luckenbooth » en argent sertie d’agates et de jaspes, formée de deux cœurs stylisés affrontés de part et d’autre du chiffre de la reine Mary épaulé d’un chardon et d’une fleur de lys, l’ensemble sommé d’une couronne sertie de pâtes de verre rouge. Travail écossais du milieu du XIXe siècle. Longueur : 7,5 cm environ. Poids brut : 30,7 g

Luckenbooth est un mot très ancien écossais désignant une boutique ou un atelier dans lequel étaient produits et vendus des bijoux à Edinburgh. Ces bijoux étaient offerts lors des mariages, des naissances. C’est la Reine Victoria qui est à l’origine de l’engouement pour l’écosse, en Angleterre comme en Europe. Par ses voyages et l’achat du Château de Balmoral en 1847, elle créé une mode qui permet à l’Ecosse de faire connaître sa culture et ses traditions. Parmi celles-ci, l’art du tartan et celle du bijou. Les broches rondes ou les épingles transformées ensuite en forme de dirk (poignard) miniature étaient traditionnellement utilisées pour maintenir le tartan sur l’épaule et le kilt en place, ornées de pierres typiques du pays. Les bijoutiers ne tardent pas à réaliser ces objets pour que les touristes puissent les rapporter chez eux. Ils appliquent ce style à d’autres types de bijoux, comme les bracelets, boucles d’oreilles, pendentifs…La production locale à Edinburgh ne suffisant plus, Birmingham lui succède. Les bijoux sont réalisés sur place puis envoyés en Allemagne où ils sont sertis de pierres variées, et renvoyés ensuite en Grande Bretagne. Les pierres utilisées au début de l’ère victorienne proviennent d’écosse, il s’agit d’agates, d’améthystes, de citrines, de jaspes, de granit. Les malachites sont utilisées plus tard et sont issues de Sibérie. Les artisans jouent avec les contrastes de couleurs, les transparences ou opacités, ou encore avec les inclusions des pierres ; certaines sont teintées, chauffées pour en accentuer les effets, chatoiements. Giny Redington Dawes & Corinne Davidov, Victorian Jewelry unexplored treasures, Abbeville 1991.

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