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Lot 867 - BENOIT Pierre (1886-1962) [AF 1931, 6e f]. - 35 L.A.S. « Pierre Benoit », [...]

Estimation : 600 € / 800 €

BENOIT Pierre (1886-1962) [AF 1931, 6e f].
35 L.A.S. « Pierre Benoit », 1920-1958, à Christian MELCHIOR-BONNET, et 2 MANUSCRITS autographes signés ; 45 pages formats divers dont 4 cartes postales et une carte de visite, qqs enveloppes.

Belle correspondance littéraire et amicale, écrite de Saint-Céré dans le Lot, de La Roche-Posay, de Ciboure, du Portugal ou de Paris.
À l’occasion des fiançailles de Melchior-Bonnet (qui épouse la petite-fille de Taine), il rappelle que TAINE est « l’écrivain que j’ai le plus lu, qui m’a fait le plus songer ». En 1948, il envoie un préambule pour la publication dans les Œuvres libres de son scénario d’après Vautrin de BALZAC, « l’un des plus admirables thèmes d’aventures romanesques qui soient », scénario écrit en 1943 : « je m’attelais avec joie à cette tâche, une des rares auxquelles put se livrer, en ces temps troublés, un écrivain libre ». Il ne sait pas à qui sera attribué le grand Prix de littérature de l’Académie de 1950 mais souligne que cette récompense a parfois retardé l’entrée à l’Académie des lauréats, tels Jaloux ou Tharaud. Plusieurs lettres de 1957 concernent un projet de recueil regroupant des articles parus dans Le Journal entre 1923 et 1933 sous le titre provisoire de Français qui veux voyager ; il précise qu’il n’a aucun amour-propre d’auteur et s’en remet à son ami. Il soutient avec Daniel-Rops la candidature de Paul MORAND au fauteuil de Claude Farrère en 1957 et 1958 : il faut absolument gagner l’affaire Morand, « cette affaire où le grotesque s’allie à l’odieux » (23 avril 1958).
Préface et Avant-Propos (1 et 3 pages in-4), textes de présentation pour son recueil d’articles de voyages. Il y évoque une enfance et une jeunesse des plus « cahotées », le fantôme d’Antinea, les deux guerres et la période d’incarcération qu’il connut en 1945, l’Académie française, le culte éperdu de son métier de romancier, ces quarante romans, « quarante jeunes femmes que l’on a pu dire fatales, alors qu’elle n’étaient que l’expression de mon anangké, ma fatalité à moi : autant d’efforts vers cette fameuse unité à laquelle j’ai toujours tendu sans y croire »... Plus une intéressante l.a.s. à son cher Henry, à propos de la candidature de Morand à l’Académie Française (26 mars 1958), une l.a.s. à Mme Melchior-Bonnet ; et un petit dossier de lettres et de notes le concernant.
On joint 11 L.A.S. à divers, 1920-1955, et un dossier documentaire.

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