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Lot 858 - BARRÈS Maurice (1862-1923) [AF 1906, 4e f]. - 2 MANUSCRITS autographes signés « [...]

Estimation : 800 € / 1 000 €

BARRÈS Maurice (1862-1923) [AF 1906, 4e f].
2 MANUSCRITS autographes signés « Maurice Barrès », [1892-1913] ; et 7 pages grand in-8 en partie au crayon, et 17 pages in-4 sur papier bleu, les deux avec de nombreuses ratures et corrections.

Un plébiscite, [1892]. Sur l’Académie française et ZOLA. « Pour celui qui touche à la vieillesse sans avoir conquis par ses publications la grande notoriété ou une forte indépendance, le titre d’académicien est indispensable. Il est aussi fort agréable à un parvenu de la gloire, je veux dire à un Zola qui porte encore sur ses bottes la glaise des rudes champs qu’il laboura en combattant l’Académie, c’est une savonnette à vilain. […] Nous élisons Zola, nous désirons Anatole France et Paul Bourget, nous voudrions honorer dans Rochefort la grande verve et la belle frénésie d’un Saint-Simon ». Cependant Barrès voudrait plus souvent l’opinion de la province qui serait transmise par les journaux locaux. « Nullement influencés par les académisables qu’ils n’ont guère l’occasion de rencontrer, en contact constant avec les meilleurs esprits du coin de France où ils vivent, ils représentent [...] le suffrage universel des lettrés ».
La question des églises. Des motions et un exemple (publié dans Le Gaulois du 15 février 1913 ; les pages 13-15 sont copiées par un secrétaire et corrigées par Barrès). Bel article sur la défense des églises après un article de Paul Léon, de l’administration des Beaux-Arts. Depuis la loi de séparation des Églises et de l’État (1905), la situation se dégrade : « De toutes parts les ruines s’accumulent. [...] Des centaines et des centaines d’églises, sur tous les points de la France, qui faute d’argent s’effondrent. […] Pourquoi s’écroulent-elles ? Par pauvreté, mais aussi par un effet de la méchanceté ». Barrès site ainsi l’exemple du village de Collemiers dans l’Yonne où le maire « a résolu de démolir son église. C’est sa propriété, c’est bien son droit, n’est-ce pas ? […] Qu’importe que l’église ait un chevet du XIII siècle, une voute du XV, un vitrail classé qui est, je crois, de Jean Cousin ! »…
On joint 5 L.A.S., 1888-1910 et s.d., remerciant pour la sympathie témoignée à Huit jours chez M. Renan, sur son amour pour l’Italie et Venise (1891), sur L’Appel au soldat (1900), à Alfred Mézières avant de se présenter à l’Académie (1905 ?), à un candidat à l’Académie (1910) ; plus une lettre dictée.


BARRÈS Maurice ; voir n° 938.

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