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Lot 77 - Antonio NICCOLINI et Letterio SUBBA - (San Miniato 1772 - Naples 1850) (Messine 1787 [...]

Estimation : 15 000 € / 20 000 €

Adjugé 250 000 €


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Antonio NICCOLINI et Letterio SUBBA
(San Miniato 1772 - Naples 1850) (Messine 1787 - 1868)
Vue recomposée de Naples et des antiques du Real Museo Borbonico
Toile
81,5 x 120 cm
Signée et datée en bas à droite : ANT. NICCOLINI INV DIS e DIRESSE 1829 / LETT.° SUBBA DIPINSE (en italien : « Ant(onio) Niccolini a inv(enté), des(siné) et a dirigé 1829 / Lett° Subba a peint »)
Restaurations anciennes
Cette grandiose composition est un riche témoignage de l’activité culturelle, archéologique et muséologique sous le règne de François Ier de Bourbon à Naples, capitale du royaume des Deux-Siciles.

Né en 1772 à San Miniato près de Pise, Antonio Niccolini fut l’élève du décorateur napolitain Pasquale Cioffo. Sa participation à la réalisation du décor du théâtre royal de Pescia en 1795 lui permit d’acquérir une certaine réputation en Toscane. Il fut ainsi nommé professeur de peinture à l’Académie royale des beaux-arts de Florence en 1798. A son arrivé à Naples en 1807, il devint un architecte influant et participa à la rénovation de plusieurs résidences royales. Niccolini travailla ainsi à Capodimonte pour le roi et la reine des Deux-Siciles, François Ier et Isabelle. En 1813, il fut nommé architecte décorateur des théâtres royaux. La restructuration du théâtre de San Carlo en 1816 fut l’un de ses plus grands succès. Il sut associer la structure préexistante aux nouvelles nécessités du théâtre moderne. Ses décors de scène sont fondés sur son observation des ruines et des antiques. Il écrivit à ce propos un traité en 1811 sur la comparaison entre le théâtre antique et celui moderne. En 1829, il étudia le temple de Sérapis à Pouzzoles et publia à ce sujet un rapport sur les inondations du sol de l’édifice antique dit le temple de Giove Serapide. Il s’occupa aussi des fouilles et de la restauration des sites de Pompéi.

Le Sicilien Letterio Subba se forma à Rome dans le milieu de Canova et Thorvaldsen. En 1823, il ouvrit une école de dessin à Messine puis dirigea l’École des beaux-arts protégée par le gouvernement de Naples (la Sicile et Naples étant réunis au sein d’un même Royaume depuis 1816). Il fut aussi scénographe, architecte et peintre. Il a collaboré avec Niccolini a diverses occasions, notamment pour la construction du théâtre de Messine en 1838.

La composition de notre tableau est conçue comme une scène de théâtre située dans une loggia pourvue d’un décor pompéien au plafond. Sur la droite, les deux statues équestres à droite évoquent celles en bronze se trouvant au milieu de l’actuelle Piazza del Plebiscito et représentant Charles III de Naples (1716-1788) et Ferdinand Ier roi des Deux-Siciles (1751-1825). La première et le cheval de la seconde ont été exécutés par Antonio Canova (1757-1822) et la figure de Ferdinand Ier par Antonio Cali (1788-1866). Ces deux monarques sont ceux qui ont transféré la collection Farnèse de Parme et de Rome à Naples.

Au centre de la toile, des statues de Mars et Athéna sous les traits du roi François Ier de Bourbon (1777-1830), fils de Ferdinand Ier, et de la reine Marie-Isabelle (1749-1848), son épouse, ont été placées. Entre elles deux, l’allégorie de la Sculpture grave le prénom de leur fille Marie-Christine de Bourbon-Sicile (1806-1844) sur la base de son buste (un ange en marbre la couronne, peut-être une allusion à son titre de reine Consort d’Espagne qu’elle obtient, cette année-là en 1829, par son mariage avec Ferdinand VII d’Espagne). On découvre sur la terrasse à gauche une allégorie de la peinture qui exécute un portrait de la famille régnante, et une autre de l’autre côté, probablement l’Architecture qui tient un compas.

Tout un monde minéral fascinant de statues de marbre entoure ces trois figures féminines. Il s’agit des antiques célèbres conservés dans les collections royales et aujourd’hui au musée archéologique de Naples : l’Hercule Farnèse, l’Aphrodite de Capoue, le Taureau Farnèse, la Minerve, le Satyre ivre, le Galate mourant, l’Artémis d’Ephèse, et devant elle le petit faon en bronze, la vasque en porphyre aux anses de serpents de plus de 3 mètres de diamètre.

Accroché sur une paroi bleue à droite, on remarque des fragments de mosaïques dont Chiron instruisant le jeune Achille et en-dessous des vases grecs et à droite des fresques de Pompéi.

A l’arrière-plan, on peut voir une vue recomposée et idéale des divers monuments de Campanie. On découvre d’abord les bâtiments autour de l’actuelle place du plébiscite : le Théâtre de Saint-Charles au centre et la Basilique de Saint-François-de-Paule à droite, construite à l’imitation du Panthéon d’Agrippa à Rome. A gauche, on peut apercevoir le Foro Carolino sur la place Dante et le Museo Borbonico, actuel musée d’archéologie de Naples, avec sa façade rouge (dans le paysage, juste au-dessus de la main de la Minerve). Au loin, figurent Portici (où sont conservés les antiques jusqu’en 1830), la résidence de Capodimonte ainsi que le Palais de Caserte, et peut-être en haut à droite l’aqueduc Carolino dans la vallée di Maddaloni.

Niccolini a catalogué et publié, vers 1824-1825, quinze tomes sur les antiques et les peintures des collections du « Real museo Borbonico ». Ces livres sont présents au premier plan, sous la table en marbre à décor de griffons : on lit Real museo sur la couverture verte, devant les volumes rouges. Certaines gravures sont proches de conception de notre toile. On remarquera que sont surtout présents ici les marbres de la collection Farnèse (les pièces trouvées antérieurement à Pompéi ne sont transportées à Naples qu’à partir de 1830, et la célèbre mosaïque de la bataille entre Darius et Alexandre n’est découverte qu’en 1831).

N’étant pas lui-même peintre, mais plutôt scénographe, Antonio Niccolini a conçu et probablement dessiné cette mise en scène et chargé son collègue, Letterio Subba, de l’exécution picturale. L’esprit est très proche de la reconstitution de décor pompéien que mène Niccolini dans les appartements royaux au palais de Capodimonte (par exemple, l’alcôve).


Antonio NICCOLINI (San Miniato 1772 - Napoli 1850) et Letterio SUBBA (Messina 1787 - 1868)
Veduta fantastica di Napoli e delle antichità del Real Museo Borbonico
Tela
81,5 x 120 cm
Firmata e datata in basso a destra : ANT. NICCOLINI INV DIS e DIRESSE 1829 / LETT.° SUBBA DIPINSE

Questa spettacolare veduta testimonia della ricca attività culturale, archeologica e museologica della quale godeva Napoli, capitale del Regno delle due Sicilie, sotto il principato di Francesco I di Borbone.

Nato nel 1772 a San Miniato, presso Pisa, Antonio Niccolini fu allievo del decoratore napoletano Pasquale Cioffo. Nel 1795, Niccolini partecipa alla realizzazione del decoro del teatro reale di Pescia, guadagnando una certa reputazione in Toscana. Viene dunque, nel 1798, nominato professore di pittura all’Accademia reale di Belle Arti di Firenze. Al suo arrivo a Napoli nel 1807, Niccolini esercita già una certa influenza in campo architettonico e partecipa ai lavori di rinnovo di diverse residenze reali. Prende parte al cantiere di Capodimonte, residenza del re e della regina delle Due Sicilie Francesco I e Isabella. Nel 1813, gli viene affidato l’incarico del decoro dei teatri reali: la ristrutturazione del teatro di San Carlo fu un grande successo, grazie alla capacità del Niccolini di saper far coincidere la stuttura presistente alle nuove necessita che il teatro moderno richiedeva. I decori di scena sono pensati sulla base dell’osservazione diretta delle rovine e delle antichità. A questo proposito, nel 1811 Niccolini pubblica un trattato costruito sul paragone tra il teatro antico e quello moderno. Segue, neel 1829, in seguito agli studi portati avanti al Tempio di Seradipe a Pozzuoli, la pubblicazione di un rapporto sulla storia e gli effetti delle inondazioni del suolo dell’edificio antico, detto tempio di Giove Serapide. Niccolini partecipa anche agli scavi e alle ricostruzioni dei siti di Pompei.

Il siciliano Letterio Subba si forma a Roma nella cerchia di Canova e di Thorwaldsen. Nel 1823, apre una scuola di disegno a Messina per poi assumere la direzione delle Belle Arti all’epoca dipendenti dal regno di Napoli (essendo la Sicilia un possidemento del regno fin dal 1816). Letterio Subba é attivo nei campi della scenografia, dell’architettura e della pittura e ha collaborato col Niccoli in diverse occasioni, specialmente per la costruzione del nuovo teatro di Messina nel 1838.

Il nostro quadro é pensato come une scena teatrale, immaginata in una loggia dal decoro pompeiano. Sulla destra, le due sculture equestri ricordano quelle bronzee che si trovano attualmente al centro di Piazza del Plebiscito, figuranti Carlo III di Napoli ( 1716- 1788) e Ferdinando I, re delle Due-Sicilie (1751 – 1825). Il primo gruppo scultoreo, cosi come il cavallo del secondo, sono opere di Antonio Canova (1757 – 1822) mentre l’effigie di Ferdinando é stata realizzata da Antonio Cali ( 1788 – 1866). Si deve a questi due monarchi il trasferimento a Napoli, da Roma e da Parma, della collezione Farnese.
Al centro della tela, si trovano due statue di Marte e Atena, personificati sotto i tratti di Francesco I di Borbone ( 1777 – 1830), figlio di Ferdinando I, e della consorte di Fransceso, la regina Maria-Isabella ( 1749 – 1848). Tra queste, un’Allegoria della Scultura incide il nome della figlia dei sovrani sulla base del busto raffigurante la principessa Maria-Cristina di Borbone-Sicilia (1806 – 1844) mentre un angelo di marmo l’incorona, forse un’allusione al suo titolo di regina consorte di Spagna che ella ottiene nel 1829 grazie al suo matrimonio con Ferdinando VII di Spagna.
A sinistra, l’Allegoria della Pittura realizza un ritratto della famiglia regnante, mentre dal lato opposto si trova un’altra Allegoria, probabilmente l’Architettura, riconoscibile dal compasso che tiene in mano. Un intero mondo minerale composto da sculture di marmo circonda queste tre figure femminili. Si tratta delle celeberimme antichità provenienti dalle collezioni reali ed ora conservate al museo archeologico di Napoli : l’Ercole Farnese, l’Afrodite di Capua, il Toro Farnese, la Minerva, il Fauno Barberini, il Galata morente, l’ Artemide efesia, nonché il piccolo pavone di bronzo e la vasca in porfido rosso dalle anse a forma di serpente di più di tre metri di diametro.
A destra, appesi su di una parete a fondo azzuro, si notano frammenti di mosaico tra i quali il famoso Chirone intento ad accordare la lira del giovane Achille, sotto il quale si trovano dei vasi grecie dei frammenti di affreschi di Pompei.
Sullo sfondo, si apre una ricostruzione idelizzata dei diversi monumenti campani. Riconosciamo in primis gli edifici circostanti l’attuale Piazza del Plebiscito : il teatro San Carlo, la basilica di San Francesco da Paola, edificata ad imitazione del Panthéon di Roma. A sinistra, ritroviamo il Foro Carolino sulla Piazza Dante e il Museo Borbonico, l’attuale Museo Archeologico di Napoli, del quale riconosciamo la facciata rossa.
Più in fondo, la villa di Portici (dove le antichità sono conservate fino al 1830), la residenza di Capodimonte nonché la Reggia di Caserta e forse in alto a destra l’acquedotto Carolino nella valle di Maddaloni.

Si deve al Niccolini la catalogazione e la pubblicazione , nel 1824-1825, di quindici tomi sulle antichità e le pitture facenti parte delle collezioni del Reale Museo Borbonico. Questi libri sono raffigurati in primo piano, accanto al basamento di marmo decorato di Grifoni, dove sulla copertina verde leggiamo : "Real museo".
Alcune stampe d’epoca ricordano la nostra tela (lesquelles ?).
Noteremo che qui l’accento é messo sopratutto sui marmi provenienti dalla collezione Farnese (le vestigia precedentemente scoperte a Pompei non saranno trasportate a Napoli prima del 1830, e il celebre mosaico della Battaglia tra Dario e Alessandro verrà portata alla luce solo nel 1831).
Antonio Niccolini é conosciuto per i suoi allestimenti scenografi, mentre una sua produzione pittorica vera e propria non é accertata : questo spiega perché Niccolini, realizzato il disegno, abbia poi affidato la realizzazione pittorica al collega Letterio Subba. Ritroviamo in questa scenografia lo stesso gusto per il decoro neopompeiano applicato dall’architetto Niccolini ai decori degli appartamenti reali a Capodimonte ( ne é un esempio la cosidetta Alcova).

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes