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Lot 7 - Alphonse OSBERT (1857-1939) - Le Soir sur l’étang, 1912 - Huile sur carton. - [...]

Estimation : 3 000 € / 5 000 €

Adjugé à 6 000 €


Résultat avec frais

Alphonse OSBERT (1857-1939)
Le Soir sur l’étang, 1912
Huile sur carton.
Signée et dédicacée en bas à droite à la peinture bleue « à M. Laurens / mon inspecteur / A.
Osbert ».
Titrée, signée et datée au dos « Le soir sur l’étang / A. Osbert / 1912 ».
Numérotée au dos en haut à droite « n°366 et cachet de cire ».
25 x 34 cm

Provenance :
Offert en 1913 par le peintre à M. Paul Justin Laurens, Inspecteur des Beaux-Arts de Paris

Bibliographie :
Véronique Dumas, Alphonse Osbert (1857-1939) : vie, œuvre, art. Essai et catalogue raisonné de
l’œuvre complet, thèse de doctorat sous la direction du professeur Jean-Paul Bouillon, vol. IV, 1999,
n°2144, p. 699 et Véronique Dumas, Le peintre symboliste Alphonse Osbert, Préface de Jean-Paul
Bouillon, Paris, CNRS Éditions, 2005.

L’œuvre figure dans le registre du peintre sous le n°366 « Le soir sur l’étang, effet de soleil
couchant / carton / 1912 » .

Nous remercions Madame Véronique Dumas pour la rédaction de cette notice.

Cette composition dénote un souci de simplicité et d’harmonie. Le paysage s’organise en bandes
horizontales parallèles correspondant aux différents éléments de la nature. Se superposent ainsi la terre,
l’eau, la forêt et le ciel, opposés à la verticalité des arbres.
La peinture d’Osbert perd toute objectivité à partir du moment où l’artiste considère que la couleur doit
jouer un rôle essentiel. Cette dernière a une valeur plastique mais surtout un pouvoir émotionnel.
« Osbert prend surtout conscience de l’attrait et du pouvoir des couleurs lorsqu’il travaille en plein
air. Les teintes qui lui produisent le plus d’effet sont celles qu’il observe principalement au lever et au
coucher du soleil. L’artiste va donc très vite ne retenir dans sa peinture que les couleurs auxquelles il est
le plus sensible » (Dumas, 2005, p. 127) afin de rendre les sentiments et les états d’âme qu’il éprouve
lui-même lorsqu’il contemple le ciel.
Les couleurs sont appliquées ici par larges aplats notamment dans les arbres et les écrans végétaux qui
ferment la composition mais également par larges touches irrégulières et curvilignes au niveau du ciel,
dérivant de la technique impressionniste et laissant visible la couleur du carton.
La surface de l’eau et plus particulièrement les reflets du soleil s’affirment par de légères ondulations,
rendues par un enchevêtrement de longues touches horizontales alliant les deux couleurs
complémentaires, le bleu et l’orangé, contraste caractéristique de la palette de l’artiste.

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes